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SOMMAIRE // NÉO TRICOT
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// 2008 |
néo tricot
A New-York, après le très branché Knit Café où peuvent se retrouver tous les amateurs de tricot, voici la Church of Craft, association qui promet élévation de l’âme et regain de confiance en soi à toutes celles (et ceux) qui s’adonnent aux travaux d’aiguilles. En France, si le mouvement en faveur du tricot n’en est encore qu’à ses débuts, quelques signes tangibles sont déjà observables : Phildar annonce un rajeunissement de sa clientèle et une augmentation de ses ventes, le Bon Marché propose des cours de tricot à ses clientes, les livres dédiés à cet art se multiplient (Tricot Vintage, The Urban Knitter) comme les associations (Le plaisir des aiguilles), les sites (tricotin.com) et les blogs (tricotnordique).
Activité rejetée par une génération pour qui elle incarnait l’image de la femme au foyer, le tricot est aujourd’hui redécouvert par leurs filles (ou petites filles) qui l’envisagent pleinement comme un loisir créatif. Facilement accessible, ne nécessitant pas de dons particuliers, le tricot apporte une réponse à toutes celles qui souhaitent afficher leur créativité en se singularisant par des vêtements originaux où le défaut peut même être perçu comme une marque de personnalité. Répétitif, relaxant, il procure aussi un bien-être (spirituel ?) et un ressourcement comparables à ceux d’une promenade ou d’un cours de yoga. Mais pour les adeptes du tricot d’aujourd’hui, à la différence de leurs aînées, cette activité ne se pratique pas seule, “dans son coin” : elle permet de tisser du lien social et devient prétexte à rencontres, motivé par le partage de savoir-faire et les échanges de conseils. Après le “Do It Yourself”, le “Do It Together” comme nouvelle manière de vivre les loisirs créatifs ? |