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SOMMAIRE // ETHIC’CARTE
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// 2008 |
ethic’carte
Une banque néerlandaise, la Rodabank, propose une carte de crédit conçue pour que ses porteurs prennent conscience des conséquences environnementales de leurs comportements d’achat. La Climate Credit Card verse ainsi à des projets soutenus par le World Wide Fund for Nature (WWF) des dons proportionnels à la production de dioxyde de carbone générée par certains achats de produits ou de services. Toujours aux Pays-Bas, LASER Group Nederland propose la “Green Card”, une carte Visa qui génère, lors de son utlisation, des points de fidélité appelés “crédits CO2”, dont la valeur est utilisée pour planter des arbres dans les forêts ; un programme de fidélisation autorisé par TNO, l’organisation néerlandaise pour la recherche scientifique appliquée. Réservé aux amis de l’environnement, il fait fureur aux Pays-Bas. En Angleterre, dans le même registre, la chaîne de supermarchés Tesco propose, elle, une carte de fidélité qui permet de cumuler des points en fonction du nombre de sacs que le client réutilise aux caisses…
Face à la prise de conscience de l’épuisement des réserves naturelles de la planète, les marques multiplient les initiatives “vertes”, tant pour se différencier que pour affirmer leur implication dans le combat écologique. Ici, contrairement au discours habituellement tenu par les marques, il ne s’agit pas d’inciter à l’achat de produits éthiques, mais plutôt de faire prendre conscience à ses consommateurs des conséquences écologiques de certaines de leurs habitudes en vue de générer chez eux de nouveaux comportements. Une ambition pédagogique élevée qui n’est réalisable (et acceptable) au quotidien que par la mise en place de systèmes d’alerte ludiques et non contraignants comme ceux imaginés par Tesco, LASER Group Nederland ou Rodabank ? |