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SOMMAIRE // VILLE VERTE
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// 2008 |
ville verte
À New York, la dernière mode est de déguster de la salade, des carottes, des tomates ou des fraises jardinées sur les toits de la ville. Un restaurant de L’East Village ne propose ainsi sur sa carte que des légumes ramassés sur les toits des buildings du voisinage alors qu’un autre, situé sur la 91ème rue, ne sert, lui, que des salades cueillies le matin même au sommet de son immeuble. Dans le quartier de Battery Park, ce sont les toits des trois-quarts des immeubles résidentiels qui sont recouverts de jardins…
Ultime snobisme new-yorkais, le développement des plantations de fruits et légumes sur les toits des immeubles destinés à être consommés par leurs habitants, est révélateur d’une nouvelle manière d’envisager la vie en ville. Hier, quand on voulait “s’échapper” de la ville, on partait se “réfugier” au vert. La campagne, verte et lointaine, figurait alors l’antidote de la ville, grise et quotidienne. Aujourd’hui, s’abstraire de la ville ne signifie plus nécessairement la laisser derrière soi mais, au contraire, y demeurer en décidant de la réinventer en la transformant. La nature n’est plus seulement là-bas, elle est aussi ici. Une évolution autant révélatrice d’une perception de la ville comme un éco-système que d’un désir des urbains de transformer leur cadre de vie pour mieux se l’approprier ? |