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SOMMAIRE // CINÉMA À VIVRE
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// 2010 |
cinéma à vivre
À Berlin et à Hambourg, de nouvelles manières d’aller au cinéma font leur apparition. Parmi elles, le “Guerilla cinéma” qui consiste à initier des projections dans des lieux insolites en résonance avec les films projetés. Ou encore le “Movieoké”, version “images” du karaoké, organisé dans des cafés ou des salles de concert où chacun peut rejouer sa scène de cinéma préférée en public et devant sa projection. Les informations concernant ces séances d’un nouveau genre sont diffusées sur le net et les spectateurs les reçoivent par mail le jour J ainsi que le mot de passe leur permettant d’y accéder.
Réaction aux multiplexes et autres salles anonymes, l’idée de sortir le cinéma de ses murs et des pratiques qui lui sont associées témoigne d’une envie de le vivre différemment : en jouant avec les lieux et en créant les conditions de l’émergence d’une ambiance capable de produire des échanges entre spectateurs. Ici, le public n’est plus simplement une clientèle, mais fait partie du spectacle, prend part à un acte artistique et les films projetés deviennent autant de prétextes à rencontres et à évocations de souvenirs. Le fait qu’il ait été informé via le net et non les médias traditionnels contribue par ailleurs à renforcer le caractère communautaire de l’événement. Un cinéma à vivre autant qu’à voir ? |