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SOMMAIRE // STREET-PIANO
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// 2010 |
street-piano
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| LE FAIT |
Imaginé par le pianiste britannique Luke Jerram, le festival de piano de rue consiste à mettre à disposition des habitants des villes trente pianos portant la mention “Play me, I’m Yours”. Placés dans les parcs, les gares, devant des magasins ou sur des marchés, accompagnés de cahiers de chants, ils sont autant d’invitations faites à chacun de laisser libre cours à son inspiration. Ces pianos en libre accès peuvent aussi donner lieu à de mini-performances dont il suffit d’annoncer le lieu, le jour et l’heure sur le site de l’opération. Après Birmingham et Londres, le festival devrait, l’été prochain, rejoindre Paris Plage.
| L’ANALYSE |
Initiative à replacer dans l’esprit du Guerilla Gardening (cf. L’Oeil n°136) ou du jeu du Sugoroku imaginé à Saint-Etienne à l’occasion de sa Biennale du design (cf. L’Oeil n°157), le festival de piano de rue initié à Birmingham vient confirmer un même désir des habitants des villes de contribuer par eux-mêmes au “ré-enchantement” de leur quotidien. Convaincus que ce changement ne pourra pas venir des seules décisions politiques ou réflexions architecturales, les urbains se montrent ainsi de plus en plus réceptifs à tout ce qui peut contribuer à faire évoluer les comportements entre habitants. Ici, il s’agit d’inciter chacun à aller vers les autres sans esprit de compétition, en favorisant les échanges de talents musicaux et en abolissant les frontières entre artistes et public. Agir sur les comportements comme condition de changement de l’environnement ?