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SOMMAIRE // CONSOMMATION JEU
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// 2010 |
consommation jeu
Ici, c’est Auchan qui, pour son opération “25 jours” a permis aux clients gagnants de sa loterie de bénéficier d’une heure de courses gratuites dans ses magasins dans la limite de 1000 euros. Là, ce sont les “Lucky Days” organisés par le Centre Commercial des Quatre Temps à La Défense : des tickets de grattage de la Française des Jeux à retirer en échange de preuves d’achats et des “Lucky Bags” thématiques (mode, beauté, high-tech, culture…) vendus 30 ou 50 euros contenant le double en valeur produits…
Deux micro-faits qui viennent illustrer une même réalité : la volonté des marques et des enseignes de surprendre les consommateurs en introduisant des ruptures dans leurs habitudes pour susciter chez eux de nouveaux comportements. Si le thème de la “fête” est souvent utilisé par le marketing et la communication, c’est celui du jeu qui est ici sollicité avec sa part de hasard et de fantasme comme manière d’introduire de l’irrationnel dans la vie quotidienne. Une nouvelle forme de relation clients s’esquisse ainsi, où l’enjeu n’est plus tant de toujours chercher à vouloir “donner envie” à un consommateur blasé et désireux de rester maître de ses décisions que de lui suggérer de nouvelles manières d’envisager sa consommation. Un jeu avec la consommation plutôt qu’une “consommation jeu” et le rappel que l’étonnement et la surprise sont bien devenus d’efficaces “carburants marketing” ? |