N° 97 - AVRIL 2003
SOMMAIRE
// RUPTURE HÉDONISTE
// MOI-JE ÉDITIONS
// CONSOMMATION MENTALE
// TRAÇABILITÉ
// MARKETING DU MOINS
// ORDRE ET MÉTHODE
FOND D'ŒIL
L’ŒIL A LU
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DERNIER N°
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rupture hédoniste
Pour améliorer la qualité de la relation entre les clients et les machines automatiques, l’entreprise japonaise NCR finance actuellement des recherches, menées avec l’université de Californie du Sud, pour analyser les visages et apprendre ainsi à distinguer les expressions de joie, tristesse, surprise ou colère. C’est ainsi que le plissement des yeux exprimant une difficulté de lecture pourrait provoquer une augmentation de la taille des caractères affichés à l’écran. Chrysler, quant à elle, travaille avec le MIT sur l’observation du battement des paupières des conducteurs pour détecter leur hypovigilance et pouvoir ainsi les alerter des risques de danger.
Après les réflexions menées pour simplifier le fonctionnement des machines ou les rapprocher de la logique et de la sensibilité humaine, voici maintenant celles fondées sur le décodage des signes émis par l’homme dans la perspective de rendre les technologies plus empathiques. L’objectif n’est plus de chercher à “émotionnaliser” le rationnel de la machine mais de rationaliser l’émotionnel de l’homme. Un changement de paradigme (moins logique, plus psychologique) qui, si les recherches aboutissent, définiront les relations hommes/machines, non plus comme une réponse à une demande précise mais comme l’anticipation d’une attente non formulée. Après la technologie qui simplifie la vie, la technologie prévenante et bienveillante ?
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